Dimanche 16 février: journée mondiale de prière pour les étudiants

Dimanche 16 février, la FUACE organise la journée et propose une célébration sur le thème : Nous sommes nombreux, nous sommes un. Envoyé pour construire la paix de Dieu.

Là aussi, on trouve quelques désaccords entre les différentes églises chrétiennes puisque l'IFES, issu des églises dites évangéliques, propose aux étudiants chrétiens de prier ensemble le 17 ou 18 octobre. Mais, après tout, deux occasions valent mieux qu'une. Prier pour ou avec les étudiants c'est partager avec eux et elles un peu de leur préoccupations et de leur conditions de vie.

Qu'en est-il de la présence des églises auprès des étudiants (et des lycéens et collégiens)? Elle se traduit notamment par la mise en place d'aumôneries.

"C’est la loi Debré de 1959 qui donne un statut aux aumôneries de l’enseignement
public. La circulaire dite  « Monory » du 22 avril 1988, intégrée au code de l’Éducation, définit la réglementation qui s’applique aujourd’hui.
L’ouverture d’une aumônerie est de droit dans un établissement comportant un internat, dès lors que des familles en font la demande, une décision du rectorat est nécessaire pour  l’ouverture dans les autres établissements. Les aumôniers ne
sont pas rétribués par le ministère."

"Il n’existe pas actuellement de données nationales officielles sur l’ensemble des aumôneries.
Répondant à une question écrite à l’Assemblée nationale en 2003, le ministre de l’Éducation nationale faisait état d’informations collectées dans seize académies : on y trouvait 1 685 aumôneries catholiques, seize protestantes et cinq israélites (réponse publiée au JO du 10 novembre 2003). On ne signale pas d’aumônier musulman."

C'est la Loi de 1905 qui a prévu que des aumôneries seraient nécessaires aux populations éloignées de leur famille et de leur lieu de résidence habituelle pour des raisons de travail ou autres. Il en existe dans l'armée, auprès du monde étudiant et dans les prisons."La loi de séparation de 1905 prévoyait la possibilité d’aumôneries dans les services publics. Cette disposition fut votée par des républicains qui « n'ayant aucune passion confessionnelle, ont le respect très vrai, très sincère de toutes les croyances, même de celles qu'ils ne partagent pas ». Un exemple d’œcuménisme aussi pour nous, chrétiens de toute confessions, n'est-ce pas? 

« Le grand rabbin aumônier Abraham Bloch
apporte à un catholique agonisant un crucifix. Un
instant après, le rabbin est tué par
un obus. Août 1914 », Tableau du peintre Lévy-Dhurmer.

Toutes les citations et le tableau sont issus de Le Mensuel de la Ligue de l'Enseignement, n° 132, octobre 2005.